Contexte :
L’importance prise
par les « risques » quelle que soit leur
spécificité (majeur ou mineur, naturels ou industriels)
reflète à la fois une prise de conscience de plus en plus
grande de la difficulté qu’à la société
pour « tout maîtriser » et une réclamation de
plus en plus forte d’identification des responsabilités. Force
est de constater que plus la société érige des
normes et des instruments de prévention et plus le refus
d’acceptabilité du danger et a fortiori du risque est grand.
Gérer le risque revient à dérouler des actions
allant de la prévention à la remédiation, selon
une boucle entre la formulation et l’identification, la
prévention et la maîtrise du risque.
L’identification des processus, naturels, industriels et technologiques
et de leur dynamique, est rendue nécessaire par l’obligation de
prévenir et de réduire les possibilités
d’événements. L’identification et la localisation des
zones sensibles requiert déjà à ce stade une
Information Géographique (IG) fiable et cohérente
facilitant à la fois l’acquisition de connaissances sur
l’aléa, mais aussi de réaliser un état des lieux
sur les susceptibilités réelles des zones pouvant
potentiellement être touchées et de la
vulnérabilité des personnes et des biens
concernés. La phase de prévention est associée
à une réglementation sur les préoccupations
environnementales et de santé publique qui a fortement
évoluée ces dernières années. Les
décrets d’applications de la loi de juillet 2003 renforceront
fortement cet aspect. Enfin la phase d’intervention nécessite
elle aussi un IG fiable et compréhensible pouvant être
intégrée dans des démarches opérationnelles
et ceci en temps réel. De plus les difficultés
d’intervention, dans les feux de forêts par exemple demande la
possibilité d’utiliser des techniques embarquées
multi-utilisateurs permettant les relations entre différents
acteurs.
L’intégration de l’Information Géographique est aussi
requise dans les approches de modélisation des aléas, des
études d’impacts environnementaux et des retours sur
expérience.
Objectifs :
L’information
géographique jour un rôle prépondérant dans
l’apport d’une information quantitative et qualitative dans le domaine
des risques, et plusieurs directions de recherche se dégagent :
- La nécessité lors de la phase
d’intervention (Plan d’Intervention d’urgence) d’actualiser
l’Information Géographique avec un fort rafraîchissement,
impose une chaîne de validation de cette information très
performante (soit la classe de problème n°2 :
Mobilité et réactivité et temps réel).
- Selon la législation en vigueur et les
acteurs impliqués dans la diffusion des informations pertinentes
dans une telle problématique se pose la question de
l’accessibilité et de l’échange l’information
(méta données). La résolution de ceci se situe en
partie dans une réflexion sur la sémantique
associée (Classe n°1 Echange - construction et
mutualisation).
- La multiplicité des acteurs et des actions
à entreprendre tant pour prévenir que pour intervenir ou
remédier aux conséquences d’une catastrophe, pousse
à développer une direction d’investigation sur les
représentations des acteurs, représentations de la
réalité des espaces concernés mais aussi
représentations cognitives associé au risque et aux
actions induites pour pallier le risque ou intervenir. Le jeu d’acteurs
décisionnel qui entre en ligne de compte se réfère
à la diversité des appropriationb de l’IG par les
individus mais aussi à la construction collaborative que ces
même acteurs peuvent mener pour appréhender l’espace
qu’ils ont à gérer (classe de problème n° 3
Multi représentation).
- Le retour sur expérience est enfin un
domaine où peuvent se croiser les préoccupations
précédentes. Il faudra développer les efforts
réalisés antérieurement en tenant compte des
avancées dans les classes de problèmes identifiées
précédemment.
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