Echange – Construction – Mutualisation
Les notions d’échange, construction et mutualisation peuvent
s’interpréter à deux niveaux : un niveau technologique ou
un niveau organisationnel. Le niveau technologique se définit
par une problématique s’appuyant sur les travaux menés
dans le cadre de l’axe 3 et plus récemment de l’Action
Specifique (AS) 145 sur la qualité, les
méta-données et les modèles formels de
représentation de l’information géographique (tant
spatiale qu’attributaire). Un niveau organisationnel se définit
par la problématique s’appuyant sur les travaux menés
dans le cadre de l’AS 144 sur la production de sens dans
l’interprétation de l’espace, par un ou des groupes, ayant des
connaissances hétérogènes et des perceptions de
l’espace différentes. La construction collaborative est un point
émergent qui nécessite une réflexion tant formelle
qu’opérationnelle.
Mobilité,
Réactivité et Temps réel
Le développement de l’Internet mobile et des divers terminaux
associés entraîne la mise à disposition
d’informations spatiales dans un contexte plus contraint que sur des
applications dites traditionnelles. En effet actuellement, l’ensemble
des composants peuvent être mobiles (les hommes, les machines ou
les informations). L’aspect dynamique de l’espace entraîne la
nécessité de gérer une variation en temps
réel (comme par exemple en période de crise ou
d’événement catastrophique). L’acquisition ou
l’observation d’un phénomène dynamique nécessite
une refonte des conceptions et approches classiques.
Multi-représentation
La multi-représentation intervient tant au niveau des
représentations cognitives que de la représentation
cartographique proprement dite. Elle induit des problèmes de
formalisation dans le domaine des processus de réalisation et de
réception mis en œuvre. Les supports destinés à
véhiculer l’information évoluent et deviennent de plus en
plus sophistiqués, comme par exemple les textes et les
images/cartes. La miniaturisation, les "réseaux sans fil"
(wireless), la transportabilité sur des supports divers (PAD,
téléphone mobile…) introduisent
l’éphémérité de l’information. La
cartographie ou la représentation au sens large doit devenir
"adaptative" aussi bien au niveau du processus
représenté, des matériels utilisés
(multi-modalité) ou des usages envisagés. La
sémiologie est de nouveau questionnée pour s’adapter
à cette nouvelle représentation.
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